Un terrible constat

 Dans les années 1750, l’Europe connait la première révolution industrielle, initiée par la maitrise de la machine à vapeur et l’exploitation du charbon. Vers 1870, l’énergie industrielle aux États-Unis est encore fournie par l’hydraulique à 75%, et 92% du tonnage de la marine marchande britannique se fait encore à la voile (Fressoz J.-B., 2012).

 

Dans les années 1880, c’est la deuxième révolution industrielle qui émerge avec la maitrise de l’énergie électrique et l’exploitation du pétrole. Ces profondes transformations énergétiques touchent alors tous les secteurs d’activité avec la dissémination massive du moteur thermique à tous les modes de transport et au sein de la majorité des industries.

 

Depuis la première révolution industrielle, les effets anthropogéniques observés sur la Terre et son écosystème (dérivés notamment de l’exploitation du charbon, de l’exploitation du pétrole mais aussi de l’érosion des sols, pollution, etc.) sont devenus significatifs quant au changement climatique (voir aussi le rapport 2015 du Service de l’Observation et des Statistiques sur les chiffres clés du climat en France et dans le monde ; Dussud et al. 2015).

 

Aujourd’hui, le monde moderne, issu de ces révolutions technologiques, fait face à la menace pressante de raréfaction du pétrole ainsi qu’à la menace tout aussi pressante d’une dégradation avec risque de non résilience du système environnemental terrestre (toute zone habitée et même non habitée sera soumise à la modification environnementale, en mieux ou en moins bien, et aux flux migratoires des populations humaines, Gemenne F. 2015).

 

Étant donné l’implication profonde entre l’exploitation du pétrole, responsable en partie de l’état de changement climatique observé aujourd’hui, et le mode de vie moderne, l’enjeu est de taille. Quel que soit le domaine d’activité et le milieu de déplacement (air, mer, terre), la tendance reste aujourd’hui dirigée vers un meilleur gain ou rendement et une hybridation pétrole / électricité, biocarburant, gaz naturel ou hydrogène pile à combustible (PAC). En contrepartie, la créativité dédiée aux solutions franchement alternatives est bridée. C’est un état compréhensible au regard du colossal problème auquel nous faisons face.

 

Dans ce contexte, il est remarquable de la part de politique(s) nationale(s) et internationale(s) de publier des manifestes d’intention puis appels d’offre associés dédiés à l’innovation dans les secteurs du transport.

 

Le projet Listao s’inscrit durablement au sein de cette volonté d’innovation et de développement durable. Ici la propulsion principale est vélique, réduisant drastiquement, de fait, les problèmes de pollution atmosphérique et marine. Dans un souci de développement durable et de sensibilisation à l’environnement, nous voulons vous convaincre d’investir avec nous dans ce Navire du Futur.